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4 ans après le drame du 4 mars 2012, les Brazzavillois exigent des réponses


Par | Samedi 5 Mars 2016 | Lu 1389 fois | 1 Commentaire

Brazzaville, (Starducongo.com) - Le 4 mars 2012, il y a quatre ans aujourd’hui, Brazzaville était durement touchée par une série d’explosions dans les dépôts de munitions des Forces armées, situés dans le quartier de Mpila. Aux 282 morts du bilan officiel s’ajoutaient au moins 2 500 blessés, et des milliers de sans abri.



Benoît Koukébéné
Benoît Koukébéné
Au bout de l’enquête, quelques condamnations symboliques de responsables militaires ont été prononcées. Aujourd’hui pourtant, le malaise reste grand, et la douleur des victimes et de leurs parents n’est pas éteinte. Les responsabilités politiques et gouvernementales qui ont permis aux conditions d’un tel accident d’exister n’ont pas été communiquées, alors que les règles d’urbanisme et de sécurité devraient rendre impossible un tel événement dans tout État bien gouverné.

Par ailleurs, le bilan même reste en question et l’enquête n’a pas établi un compte incontestable des conséquences humaines et matérielles du drame. De même, aucun bilan n’a été effectué quant à l’indemnisation des foyers touchés, qui semble avoir été effectuée de façon opaque et anarchique. La dépollution et la reconstruction des zones touchées montre aussi de nombreuses faiblesses et un manque patent d’aide et d’organisation, pour éviter de nouveaux drames à venir.

Enfin, les nouvelles casernes créées en remplacement des bâtiments militaires détruits se trouvent aujourd’hui, de nouveau, en raison d’une urbanisation rapide et d’une planification défectueuse, à proximité de zones d’habitation denses. Face à cette situation, l’inaction des pouvoirs publics mène de nouveau à craindre qu’une telle tragédie se reproduise à l’avenir.

Le chef d’État sortant a cru bon de fixer au 4 mars le lancement de sa campagne électorale, sans un mot pour les victimes du drame de Mpila. À l’incurie succède l’indécence. Les Brazzavillois exigent des réponses, et du respect de la part de leurs gouvernants, choses que le régime actuel paraît incapable d’offrir.

Benoît Koukébéné
Ex-Ministre des hydrocarbures (1993-1997)
Lu 1389 fois


Vos commentaires:

1.Posté par Valtro le 07/03/2016 16:42 (depuis mobile) | Alerter
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POURQUOI ATTENDEZ VOUS DE LA COMPATION DE SASSOUFIT!
CE DICTATEUR VIT DU SANG DES CONGOLAIS,NE LE VOYEZ-VOUS PAS?
CE QU''IL FAUT C''EST METTRE UN TERME À CE POUVOIR INIQUE ET INEPTE
PAR UN SURSAUT DU PEUPLE ET DE L''ARMÉE...SINON...

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