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A propos de l'industrie du livre au Congo-Brazzaville


Par | Lundi 3 Octobre 2016 | Lu 1006 fois | 0 Commentaire

France, (Starducongo.com) - Le Congo-Brazzaville compte un nombre important d’écrivains. Aussi, proportionnellement à la taille de sa population, le pays occupe le haut sommet des premières places sur le continent africain.



Cette situation s’explique par le fort taux d’alphabétisation qu’enregistre Le pays depuis plusieurs années mais aussi par le haut taux de scolarisation de sa population. Donc les congolais écrivent beaucoup.

Mais il est fort de souligner que les œuvres littéraires produites par la plupart des écrivains congolais sont éditées en France, alors un pays étranger. Et pourtant, elles pouvaient être publiées au pays même comme aussi des écrivains sud-africains font éditer localement leurs œuvres; pareille aussi pour des écrivains canadiens québécois francophones qui n’ont pas besoin du marché français pour donner vie à leurs œuvres. Et c’est donc de marché qu’il s’agit car pour le cas du Congo Brazzaville, le marché étroit de l’industrie de l’édition n’augure aucun espoir pour rentabiliser une publication de livre quoi qu’aussi certains facteurs comme la faible sensibilisation des congolais à lire des livres, romans, nouvelles, récit, sont autant des facteurs qui empêchent l’éclosion d’une industrie du livre localement.

A cela on peut relever, l’absence de pratiques culturelles pour l’achat d’ouvrages littéraires chez les Congolais qui parfois pourvus de moyens financiers se plairait à dépenser leur argent dans la consommation de boissons alcoolisées; le manque de structuration de l’industrie locale du livre qui pâtit de l’absence de maisons d’éditions, d’un réseau de libraire à travers le pays, d’imprimeries viables, d’une inexistence de production Industrielle locale du papier, l’absence des aides à la création devant être allouées par l’Etat Congolais, la faiblesse du pouvoir d’achat d’une frange partie de la population…

Alors toutes ces raisons font de sorte que l’industrie du livre ne puisse connaitre une éclosion louable et d’où le recours pour la grande majorité des écrivains congolais de proposer leurs manuscrits à des maisons d’éditions françaises qui tant soit tout de même sélectives choisissent d’éditer à leur gré les auteurs congolais qui retiennent leur attention et refusent ainsi les manuscrits des auteurs qui ne leurs suscitent guère l’intérêt.

Une longue marche est fort observable pour qu’au lendemain de tout, le Congo-Brazzaville se doit d’organiser à bon escient son marché et son industrie du livre.

Christian LOUHOU KINSANGOU à Melun, France.
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