Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Election du 20 mars 2016 au Congo : Le Peuple contre un Parti-Etat


Par | Mardi 16 Février 2016 | Lu 3809 fois | 0 Commentaire

Brazzaville, (Starducongo.com) - Il ne faut pas être Mac Giver pour comprendre que l’élection présidentielle prévue pour le 20 mars 2016 au Congo Brazzaville est, à la manière des films chinois de Kung Fu de l’époque des Cinés REX, RIO, LUX, VOG, STAR, ABC, VOX…, le dernier combat du peuple congolais, pour l’alternance démocratique, contre un Parti-Etat vidé de ses éléments les plus expérimentés mais entêté et suicidaire.



Election du 20 mars 2016 au Congo : Le Peuple contre un Parti-Etat
Dans ce film d’anthologie, le Peuple, c’est l’acteur principal ; et le Parti-Etat, le chef des assassins. Alors, « il faut en découdre », réclame l’acteur principal, défié par le chef des assassins qui n’a que trop fait régner la terreur sur les territoires du peuple.

Et comme nous le savons, de mémoire de Congolais, la colère du peuple a atteint son plus haut niveau jamais atteint depuis que le Congo existe : car, jamais on n’avait vu des Congolais civils s’ériger en Ralboleurs, en ‘‘Combattants’’, et bien agressifs à certains égards, même à l’étranger, s’en prenant aux institutions de l’Etat et à ceux qui le représentent, comme pour exprimer l’instinct de survie ou la légitime défense d’un peuple, parce que menacés de toute part. Il faut dire qu’un peuple blessé est plus méchant qu’un lion blessé.

L’intrigue dans l’histoire, c’est que le peuple a été malmené, torturé, intimidé, humilié, trahi, dans son amour propre blessé… mais il n’est pas mort. Alors, on peut se rappeler un Bruce Lee blessé, en pensant au peuple congolais, même sans Chine en colère…

Et comme la liberté ne meurt jamais, et que le peuple c’est la liberté, le peuple c’est la puissance, le peuple c’est le vrai pouvoir, il est aussi communément admis que « l’acteur principal du film ne meurt jamais, et à la fin il gagne toujours » …

Et maintenant…
Pour le champ politique, il y a une leçon à tirer : « C’est du peuple qu’il importe de mériter l’affection, car il est le plus fort et le plus puissant », disait Nicolas Machiavel, que nombre de politiciens véreux dans l’Histoire ont utilisé à leur guise en imposant ‘‘la loi du plus fort’’ à des peuples qui ne les ont jamais aimés ou qui les avaient rejetés.

Au Congo, on peut être sûr d’une chose, en ce mois de février 2016, que l’on monte que l’on descende, agressions et manipulations politiques comprises : la personnalité politique qui a l’affection du peuple, c’est bien Jean Marie Michel MOKOKO ; l’Homme qui a favorisé l’avènement de la Démocratie au Congo en protégeant la Conférence Nationale, l’Homme qui avait refusé naguère de prendre le pouvoir par les armes, même dans le cas d’une violence légitimée ou justifiée ; comme on peut s’en souvenir également ici avec la citation du journal français Libération du 21 juillet 1998 (http://www.liberation.fr/cahier-special/1998/07/21/un-ete-98-a-suivre-l-affaire-elf-8-chute-d-une-barbouze-la-perquisition-dans-le-bureau-du-colonel-ch_241520) : « Dans une note datée du 27 novembre 1991, le colonel dresse un compte rendu d'une rencontre avec André Tarallo. «Mokoko a rejoint Brazza le 26 novembre. Sassou doit essayer de le persuader d'agir. Bongo, dès son retour le 25, avait téléphoné à Sassou dans le même sens. L'entretien du 24 novembre chez A.T. n'avait pas atteint le but recherché. Mokoko reste légal mais ne va rien entreprendre" sauf si le gouvernement ne tient pas ses promesses.» » Fin de citation.

Alors, comme l’a dit un jour un éminent artisan de la liberté, de l’abolition de l’Esclavage, nommément Abraham LINCOLN (1809 – 1865), un homme politique contre la pensée unique, 16e président des États-Unis, du 4 mars 1861 – 15 avril 1865, « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. », le peuple congolais n’est pas dupe ; mieux, il fait confiance à Jean Marie Michel MOKOKO, qu’il nomme dorénavant de tous les noms de vainqueurs en un seul mois : Moïse, Le Libérateur, Josué, Le Sauveur… (face à Pharaon, pour les croyants) ; J3M (pour les Loveurs et les Amoureux de ce mois de février) ; M16 (pour des Combattants ou soldats prêts à en découdre, par tout moyen) ; ancien John (pour les anciens enfants de troupe, AET) ; Le Patriote, Le Républicain, L’Homme de Paix (pour les Politiques) ; Makoko, par lapsus voulu (pour les Nostalgiques) ; et, L’Homme de Parole (pour tout le peuple) …

Enfin, dans cette élection présidentielle de fuite en avant, ce qui est en jeu avec ce dernier combat entre le peuple et le Parti-Etat, c’est, au-delà de toutes considérations, la Survie de la Démocratie (avec le triomphe du peuple via son Porte-parole) ou la Résurrection des vieux démons du Parti-Etat (avec la pensée unique au Congo à tout jamais).

Comme l’a si bien dit la Révélation politique 2015 au Congo, Charles Zacharie BOWAO, philosophe de son état, mais aussi l’homme politique qui a claqué la porte avec fracas au Parti-Etat : « La plume qui prévient vaut mieux que le canon qui détruit. La Parole anticipatoire disqualifie le silence coupable. », nous citons, pour notre part, la parole de sagesse qui gouverne nos pas en 2016 : « La sagesse vaut mieux que les instruments de guerres. », L’Ecclésiaste.
Un Congolais averti en vaut dix mille.

Aimé EYENGUE

Election du 20 mars 2016 au Congo : Le Peuple contre un Parti-Etat
Docteur en Sciences sociales et diplômé en Sciences Politiques, Aimé EYENGUE est Spécialiste en Modes de vie : il s’intéresse à l’action politique et ses incidences sur le devenir des nations et l’action des peuples sur le devenir de l’action politique. Initiateur de la célébration des 60 ans de la littérature congolaise (1953-2013) et du Salon du livre de Brazzaville depuis 2013, il est auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Conseiller du Prince, pour Un Prince de la Paix (L’Harmattan, 2009) et l’Anthologie des 60 ans de la Littérature congolaise – Noces de diamant (dir., L’Harmattan, 2015).
Lu 3809 fois


Nouveau commentaire :

Publions des commentaires constructifs pour avancer


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 18 Août 2017 - 11:36 Mon combat contre le Franc CFA

Beauté et Mode | Libres propos | Formation | Football | RD Sport | Job et Stages | RD Congo | Les arts | Handball | RD Société | Gouvernement | High Tech | Arts martiaux | Monde | Metiers | Indiscretions | Basket-ball | Sports | Athlétisme | Portraits | Autres Sports | Tennis | Interviews | Afrique | Interviews Sports | Maghreb | Dans les bacs | Festivals | Rétrospective | Paroles de chansons | Livres | Divertissement | Cuisine congolaise | Bourses et Concours | Ambassades | Actualité RDC | Sante | Economie | RD Politique | Ils ont dit | Etudier A | Polémique | Live | Concert | Société | Zoom | Anecdotes