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Election présidentielle, quelle stratégie efficiente pour l’opposition congolaise?


Par | Lundi 22 Février 2016 | Lu 724 fois | 2 Commentaires

Brazzaville, (Starducongo.com) - Après avoir organisé une mascarade référendaire, somme toute impopulaire et fort controversée, Sassou Nguesso, le satrape des bords de l’Alima, au mépris de la loi, vient de prendre tout le monde de court en imposant unilatéralement la tenue d’une élection présidentielle par anticipation. Et pour ce faire, il n’a pas fait mystère de sa volonté de “gagner” dès le premier tour, bien évidemment, comme toujours au moyen d’une fraude massive dont il est devenu le champion.



René MAVOUNGOU PAMBOU
René MAVOUNGOU PAMBOU
A cela s’ajoute le fait que son parti s’est une fois de plus accaparé de la préparation de cette élection majeure en amont et en aval, sachant qu’aucune commission paritaire ou tripartite n’a été mise en place pour la circonstance. Il convient également de signaler que le pouvoir a opposé, de manière cynique, une fin de non recevoir à l’érection d’une gouvernance électorale sans cesse reclamée par l’opposition. On comprendra dès lors que les conditions de la transparence, du caractère inclusif et de l’équité de ce scrutin sont donc loin d’être réunies. De tout ceci, on est envahi par le sentiment amer qu’on ne se trouve même plus dans une démocratie au rabais ou édulcorée, mais plutôt qu’au Congo-Brazzaville on est confortablement installé dans une démocrature.
L'élection présidentielle, est non seulement une rencontre entre un homme et un peuple, entre un homme et un pays, mais surtout un homme armé d’une vision de grandeur, de progrès et de développement socio-économique de la patrie. Une vision à laquelle doit tout d’abord adhérer le peuple. C’est pourquoi une candidature à une élection démocratique digne de ce nom requiert au préalable un projet de société sur la base duquel on devra être élu. Hélas, au Congo cela est loin d’être le cas notamment pour Sassou Nguesso. Lequel est sûr de l’emporter après s’être assuré de la mise en place d’une grosse et infaillible machinerie de fraude. De toutes les façons quand bien même il aurait un projet de société, cela n’a jamais rien changé au quotidien des congolais encore moins au paysage économique du pays. C’est pourquoi il sied de signaler qu’après 32 ans de règne sans partage son bilan est particulièrement calamiteux sinon catastrophique tant sur le plan économique que social. En effet, le régime de Sassou Nguesso s’est beaucoup plus illustré en sabordant des unités de production qu’il en a crée. Nous n’en voulons pour preuve que le fleuron industriel hérité de Massambat Débat qui a été littéralement détruit en raison d’une gestion hazardeuse caractérisée par l’incompétence sinon une médiocrité congénitale. C’est pourquoi on est en droit de se poser la question de savoir où sont passées des enterprises comme SOTEXCO, IMPRECO, CHACONA, CPC, SICAPE, les ranchs de la vallée du Niari et bien d’autres encore.
Contrairement aux dithyrambes fantaisistes et complaisantes qui lui sont adressées par des griots et fanatiques zélés, il y a lieu d’affirmer que Sassou Nguesso est par excellence un destructeur infatigable. On peut cependant déplorer le fait que l’individu n’ait de grandeur d’âme ni aucun état d’âme par rapport à l’ampleur du désastre et du tort causés au pays, pour qu’il veuille encore se cramponner au pouvoir pour y mourir. Il n’est un secret pour personne que le putschiste invétéré voudrait une fois de plus rempiler sur la base d’une parodie d’élection. Or se sachant à la tête d’un régime foncièrement criminogène, donc coupable de crimes économique et de sang, Sassou Nguesso s’aggripe désespérément au pouvoir comme d’une bouée de sauvetage pour jouir de l’umminité que confert la fonction, afin d’échapper ainsi à la justice qui est pratiquement lancée à ses trousses. Il n’ignore d’ailleurs pas qu’au regard de nombre de casseroles qu’il traine, des dossiers bien ficelés l’attendent impatiemment auprès des juridictions internationales!
Dans ces conditions, sachant pertinemment qu’on est en face d’un adversaire hors-la-loi ne s’encombrant guère de scrupules, il ne saurait être judicieux pour l’opposition d’aller en ordre dispersé à une élection on ne peut plus illégale et dont on sait perdue d’avance. C’est pourquoi il s’avère donc impérieux pour l’opposition de trouver un candidat unique, derrière lequel devra se ranger la majorité écransante des forces vives du pays. Il ne faudrait surtout pas que l’on se trompe de combat, car l’heure est grave et il y’a urgence de mettre hors d’état de nuire, par des moyens démocratiques, un éffroyable tyran sanguinaire et un régime foncièrement crimonogène ayant pris en otage un peuple et mis le pays en coupe réglée. Pour ce faire, la dynamique unitaire portée sur les fonts baptismaux par le FROCAD et l’IDC doit trouver son aboutissement par une victoire des forces démocratiques, consacrant ainsi la libération du pays de la dictature, la tyrannie et l’oppression. Il y a cependant lieu d’avoir présent à l’esprit que quand la patrie est gravement en danger, le devoir de concession et sacrifice s’impose, pour peu que l’on cultive la fibre patriotique! C’est pourquoi les leaders des partis de l’oppostion devront mettre leur égo boursouflé sous le boisseau et convenir d’une candidature unique face au putschiste récidiviste dès le premier tour.
L’idéal serait donc de créer les conditions optimales et idoines d’un scénario d’inversion significative du rapport de force, où l’on contraindrait Sassou Nguesso à se retrouver seul contre tous. Il convient pour les partis de l’opposition ainsi que la société de faire corps et surtout de s’inspirer de la redoutable stratégie du combat en formation de corne de terreau, expérimentée par nos ancêtres les Bantu. En effet, il s’agit d’une tactique à l’étouffoir axée sur un combat sans merci consistant à l’enveloppement et à l’étouffement de l’adversaire. Pour ce faire, il sied de jeter toutes les forces dans la bataille et de cerner l’ennemi de toutes parts notamment. En fait, en ma qualité de paracommando de formation, je suis convaincu de l’efficience de cette stratégie, par laquelle ce combat décisif doit être mené jusqu’en profondeur, dans les arrières ennemies afin de lui tailler les croupières. Dans la pratique, il convient donc de mettre les troupes du PCT en déroute et, à terme, de consacrer l’éradication de la scène politique un parti foncièrement criminogène qui, à l’évidence, porte les germes de la destruction de notre cher et beau pays et dont le seul mérite est d’avoir inoculé de redoutables fléaux dans le tissu social. Il est cependant de notoriété publique que le PCT a largement prouvé sa capacité de nuisance et de destruction, c’est ainsi qu’à l’avenir plus rien ne pourra justifier l’existence de ce parti de prédateurs et braconniers de la République.
En outre, quand on est à la tête d’un Etat on ne peut se permettre tout et n’importe quoi tant on est tenu à un devoir d’exemplarité, sans quoi on ouvre la boite de Pandore, caractérisée par des fléaux en tous genres dont une anarchie généralisée, qui se traduit notamment par le non respect des valeurs républicaines et vertus démocratiques. Ce qui est malheureusement le cas au Congo-Brazzaville où sévit l’une des dictature les plus féroces au monde. Les autorités politiques, sombrant dans le degré zero de la conscience nationale et patriotique, s’illustrent par la bêtise humaine au point d’avoir mis sur pied un gang mafieux doublé d’un épouvantable gang des barbares sur fond de terrorisme d’Etat. La prise d’otage du peuple est d’autant avérée qu’il y a mort d’hommes au quotidien du fait de la violence dont ce gang est l’émanation, sans compter ces infortunés citoyens qui meurent dans des hopitaux mouroirs faute de soins adéquats et dans l’indifférence d’un pouvoir foncièrement mafieux et criminogène. Lequel prospère allégrement sur cette dramatique situation sciemment initiée et entretenue par des criminels en col blanc.
Le moins que l’on puisse dire c’est que le régime du gang des barbares, à la tête duquel se trouve Sassou Nguesso, est aux abois. L’effroyable tyran sanguinaire est littéralement désavoué par la quasi totalité peuple. En conséquence, son électorat s’est considérablement rétreci comme une peau de chagrin. Cet état de fait s’est encore vérifié récemment, lors de la dernière consultation référendaire ; laquelle n’a enregistré que 5% de participation. Et dire que ces votants n’étaient pas tous acquis à la cause du putschiste récidiviste, donc n’ayant pas glissé un bulletin “oui” dans l’urne. Il y a donc lieu d’insister sur le fait que depuis des lustres Sassou Nguesso est tombé en disgrâce aux yeux du peuple congolais. En effet, le désamour est total tant les citoyens ont compris que son régime, foncièrement diabolique, n’a fait que précipiter le pays plus bas que terre, d’où une regression tous azimuts. Aussi, peut-on déplorer la remise à caution de la République et la consécration du pays en une monarchie de fait.
De cet état de fait, il en résulte, à l’évidence, une fracture sociale patente qui fait que Sassou Nguesso est désormais un homme du passé. En fait, les congolais disabusés n’attendent plus rien de bon de l’effroyable tyran sanguinaire des bords de l’Alima, sinon que davantage d’arbitraire, d’injustices, de tribulations et de morts. Pour ce faire, le rêve de liberté n’a jamais été aussi obsédant pour un peuple qui a tant souffert et qui ploie sous le rouleau compresseur d’une impitoyable dictature sur fond de terrorisme d’Etat. En somme, la gravissime crise politique et sociale, l’état de non droit, le gangstérisme politique, la frénésie du terrorisme d’Etat, la déliquescence avérée, la climat délétère sont tels que le Congo va à vau-l’eau et, en conséquence, devenu la risée de la communauté internationale. C’est pourquoi un sursaut national et républicain est plus que jamais urgent afin de redorer le blason de la patrie et de remettre le Congo-Brazzaville à flots.
La victoire ou la mort, nous vaincrons!
A luta continua a vitoria e certa!

René MAVOUNGOU PAMBOU
Combattant de la liberté et leader d’opinion
Unis Pour le Congo
Secrétaire chargé des questions éducatives
et socio-culturelles
Lu 724 fois


Vos commentaires:

1.Posté par René MAVOUNGOU PAMBOU le 22/02/2016 07:10 | Alerter
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Lire plutôt : stratégie du combat en formation de corne de taureau. Merci.

2.Posté par Fabiane le 23/02/2016 15:20 | Alerter
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Merci beaucoup pour ce site et toutes les informations qu’il regorge. Je le trouve très intéressant et je le conseille à tous !
Bonne continuation à vous. Amicalement

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